« Mort à crédit » du postmoderniste Louis-Ferdinand Céline, l’un des romans les plus puissants du 20ème siècle, vient d’être publié chez Varrak. L’oeuvre a été traduite en estonien par Heli Allik.
Céline, Mort à crédit
Traduit vers l’estonien par Heli Allik
Mort à crédit est le deuxième roman de Céline paru en 1936, quatre ans après sa première oeuvre révolutionnaire Voyage au bout de la nuit. On parle pour ses œuvres d’un nouveau genre, le roman-autobiographie célinien. Mort à crédit raconte la vie de Ferdinand Bardamu, le personnage principal de son premier roman, avant que l’étudiant en médecine ne se retrouve dans les tourments de la Première guerre mondiale. Dans une approche réaliste, parfois un peu délirante, mais toujours très émotionnelle, le lecteur apprend sur l’enfance de Ferdinand, ses années d’école, ses premiers obstacles à trouver un travail et les relations compliquées qu’il entretient avec ses parents, tout cela dans un Paris du 20ème siècle, qui, dans sa richesse, devient en personnage à part. Le style oral de Céline est remarquable, s’inscrivant dans l’histoire littéraire en tant qu’une nouveauté radicale.
