En janvier 2022, l’Institut français et le Cinéma Sõprus vous proposent pour la première fois un focus sur les classiques du cinéma africain ! Le programme sera ouvert le 16 janvier par le long-métrage sénégalais Touki-Bouki qui est considéré comme l’un des premiers films d’avant-garde d’Afrique. Le 23 janvier, nous vous présenterons une sélection de court-métrages du Niger et de Côte d’Ivoire : Cabascabo, Le retour d’un aventurier et Sur la dune de la solitude. Le programme sera clôturé par le film d’action ougandais Who Killed Captain Alex?. Les billets sont disponibles sur le site du Cinéma Sõprus.
16/01/2022 Touki-Bouki
Sénégal, 1973
Réalisateur : Djibril Diop Mambéty
Langue : wolof, français
Sous-titres: anglais
1h 35min
Mory, jeune berger venu à Dakar vendre son troupeau aux abattoirs, rencontre Anta, une étudiante révolutionnaire. Tous deux cherchent à se procurer, par tous les moyens, de l’argent pour partir à Paris. Après de nombreuses péripéties, ils se retrouvent sur le pont d’un bateau en partance pour la France. Mais au dernier moment, Mory se refuse à s’enfuir vers un nouveau mirage.

23/01/2022 Sélection de court-métrages
Cabascabo
Niger, 1969
Réalisateur : Oumarou Ganda
Langue : français, zarma
Sous-titres : anglais
45 min
Un tirailleur africain du corps expéditionnaire français en Indochine revient au Niger, démobilisé, riche. Il est entouré, fêté. Généreux, il va dilapider son magot et sera bientôt abandonné par tous ses amis. Un des films cultes des cinéastes et professeurs de cinéma américains. La réponse d’Oumarou Ganda au film « Moi, un noir » de Jean Rouch, dans lequel il interprétait son propre rôle, celui d’un tirailleur sénégalais enrôlé dans la guerre d’Indochine.

Le retour d’un aventurier
Niger, 1966
Réalisateur : Moustapha Alassane
Langue : français
Sous-titres : anglais
34 min
Jimmy, de retour d’un voyage aux États-Unis, revient dans son village au Niger. Il rapporte en cadeau à ses amis des panoplies complètes de cow-boys du Far West. Dorénavant, ainsi habillés de mythologie américaine, ils ne s’appellent plus Kali, Ibrahim ou Boubakar, mais Black Cooper, James Kelly, Casse-Tout ou encore Reine Christine. Et, à l’instar de ce qu’ils imaginent être une vraie bande de cow-boys, ils vont mettre à sac la région, provoquant la colère des villageois.

Sur la dune de la solitude
Côte d’Ivoire, 1964
Réalisateur : Timité Bassori
Langue : français
Sous-titres : anglais
32 min
Le film est tiré d’une légende où Mamy Watta, la déesse de l’eau séduit les humains. C’est la rencontre de deux jeunes gens un soir au bord de la lagune. Les deux jeunes vont faire connaissance et passent la nuit au bord de l’eau. Le lendemain matin, au réveil la jeune fille a disparu. Curieusement, plus tard, le jeune homme retrouvera le visage de sa compagne d’une nuit sur un lit de mort.

